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(Appel à contributions pour un colloque organisé à l'Université du Québec à Montréal les 17 et 18 mai 2012) - Consulter l'appel Date limite 1er novembre


Le Cédim est un centre de recherche interdisciplinaire dont les travaux s'articulent autour de deux axes, à savoir : 1) une réflexion sur la façon dont le droit international peut être à la fois un vecteur de domination et un outil d'émancipation; 2) une critique des méthodologies et des théories dominantes dans le champ du droit international et des études internationales de façon plus générale. Il a organisé en 2011 deux colloques sur les thèmes suivants : 1) « L'état des théories critiques dans le monde francophone. Trajectoires comparées : Relations internationales et droit international » (début mai 2011); 2) « Des analyses Tiers-mondistes aux Postcolonial Studies – Théories critiques du pouvoir et revendications politiques » (août 2011). C'est dans la foulée de ces deux premiers colloques qu'il en organise un troisième sur le thème de « L'intersectionnalité dans les études internationales » qui aura lieu en mai 2012. Ces trois colloques sont liés les uns avec les autres et partagent un objectif de diffusion dans la francophonie des réflexions sur les approches critiques dans le champ des études internationales.

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affiche_2011_miniColloque se déroulant les 1er et 2 septembre 2011. Programme.


Problématique

En moins d'une trentaine d'années, les postcolonial studies se sont imposées comme des approches théoriques incontournables dans l'ensemble des disciplines des sciences sociales. Leur enseignement est désormais institutionnalisé dans les universités anglophones états-uniennes en particulier (Parry, 2006) et elles font, depuis peu, l'objet d'importants débats dans le champ universitaire francophone comme en témoigne les traductions récentes des travaux de K. Bhabha (2007), de G. Spivak (2009), de D. Chakrabarty (2009) ou encore la multiplication d'ouvrages en français plus ou moins polémiques sur la question (Smouts, 2007 ; Amselle, 2009 ; Bayart, 2010 ; Bernault et al., 2010 ; Lacoste, 2010).

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Kennedy

Réal Raymond, chancelier de l'UQAM, Ducan Kennedy, docteur honoris causa,
Claude Corbo, recteur de l'UQAM, Jean-Pierre Beaud, doyen de la Faculté de science politique et de droit.

Texte de l'allocution de Duncan Kennedy lors de la remise de son doctorat honoris causa

Né à Washington, en 1942, Duncan Kennedy a obtenu un baccalauréat en économie de l'Université Harvard avant d'entreprendre à l'Université Yale des études de droit, qu'il a complétées en 1970. Entré à la Harvard Law School comme assistant professeur de droit en 1971, il est nommé professeur en 1976. Il est Carter Professor of General Jurisprudence depuis 1996. Duncan Kennedy est l'un des principaux initiateurs du mouvement né en 1977, qui a pris nom de Critical Legal Studies. Ce mouvement cherchait à sortir le droit de son isolement académique et à montrer les liens organiques qui l'unissent à la science politique et, plus largement, aux sciences sociales. Le professeur Kennedy a publié, en 1997, l'un des livres les plus importants des 25 dernières années sur la théorie générale du droit aux  États-Unis, A Critique of Adjudication. Deux de ses ouvrages ont été traduits en français récemment, ayant pour titres Sexy dressing, violences sexuelles et érotisation de la domination, qui est une contribution importante aux théories féministes dans le champ des études juridiques, et L'enseignement du droit et la reproduction des hiérarchies professionnelles qui, lors de sa parution en 1983, a ébranlé durablement les fondements de l'enseignement du droit dans les facultés et écoles de droit américaines.

signetColloque se déroulant les 19 et 20 mai 2011 à l'UQAM.


Le champ d'études des Relations internationales a vu les théories critiques prendre une importance non négligeable en son sein au cours des dernières années. Alors que certaines revues, comme Cultures et Conflits, et plus récemment Dynamiques Internationales, ont participé à la critique des études conventionnelles de la sécurité et à celle de l'hégémonie des théories néoréalistes et néolibérales, des revues plus traditionnelles, comme Études Internationales, ont ouvert leurs pages à de plus en plus de perspectives critiques. Certains ouvrages se sont également donnés pour mandat de diffuser un portrait du champ d'études des Relations internationales qui tiennent compte de la multiplication des nouvelles approches et théories des phénomènes internationaux. Un phénomène semblable s'est produit dans la littérature anglophone du champ du droit international où des approches critiques radicales (se réclamant des Critical Legal Studies, des approches tiers‐mondistes, féministes critiques, ou des Critical Race Theories, par exemple) se sont développées au cours des deux ou trois dernières décennies.

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